travailleurs autonomes

By on septembre 15, 2017

Le monde complexe des travailleurs autonomes!

Qui fait partie de cette catégorie de gens? En premier lieu, on peut penser à cette personne qui en faisait un peu plus que la moyenne, qui avait un peu plus de connaissance ou d’habileté et qui a eu l’idée suivante : comme je suis plus performant que la moyenne, il serait plus rentable pour moi d’être à mon compte…

J’ouvre une petite parenthèse ici. Comme je le souligne dans mon e-book gratuit « Doubler ses revenus, et plus loin encore… », il faut trois choses pour penser se partir en affaires : avoir UNE bonne idée (et le marché qui va avec); avoir une ou des compétences et et et, avoir du cash…

De l’autre côté, il y a aussi les propriétaires de leur entreprise qui ont plusieurs employés. Dans mon livre à moi, tant qu’un propriétaire ne peut pas partir un mois, trois mois ou même six mois en vacances à l’extérieur de son pays sans en payer le prix à son retour est à toute fin pratique considéré aussi comme un travailleur autonome.

Pour une recette parfaite, le travailleur y mettra toutes ses énergies, sa passion, ses connaissances qui devront évoluées, ses plus folles ambitions qui seront son combustible à succès. De ce fait, il deviendra magnétique face à sa clientèle grandissante. Jusqu’à ce que…

Et oui, un jour ou l’autre il y aura ralentissement. On dit qu’une entreprise qui croit de 40% devra changer sa structure organisationnelle pour faire face adéquatement à cette nouvelle réalité. Ce qui arrive le plus souvent, c’est que l’entreprise stabilisera le nombre de sa clientèle pour ne pas opérer ce changement. L’expression « zone de confort » vous dit quelque chose?

Oui cette zone arrive souvent après quelques années d’opération ou la tête dirigeante se fatigue de travailler si fort. La difficulté de faire confiance en engageant (pour ne pas créer sa propre concurrence) est omniprésente. La fatigue aidant, l’étincelle dans les yeux diminue.

Cela est souvent accompagné d’un revenu qui se stabilise, des charges d’entreprise qui eux par contre augmentent. La première solution est d’augmenter ses prix. Cela est une arme à deux tranchants. Les nouveaux clients qui magasinent iront à un prix moins cher, et les clients acquis feront peut-être de même.

Car, qu’on le souhaite ou pas, il y a une diminution naturelle de la clientèle de 10% par année (déménagement du client, insatisfaction, concurrence…). L’effet de la première année ne se fera pas sentir beaucoup. Toutefois, faites le calcul… à la fin de la troisième année, il vous resterait 72,9% de votre clientèle (après 10 ans, si il n’y aurait pas de nouveaux clients, ce chiffre ressemblerait plus à 35%…).

Et comme le feu sacré est moins présent dans vos yeux, que depuis quelques années vous n’êtes pas en recherche de nouveaux clients de façon permanente… la conclusion est que les revenus diminuent et les frais d’opération, par l’effet de l’inflation, augmentent (électricité, assurances, licences…). De moins en moins d’argent dans les coffres. Et peut-être même un début d’endettement juste pour ce petit coup temporaire qui… s’éternisera.

Si on ajoute à cela des petits pépins de santé (où même un manque d’entraînement…), de la mortalité près de vous, une conjoncture économique défavorable, manque de formation ou d’auto-formation pour se faire voir, manque de désir…

À cette étape de la vie, plusieurs travailleurs autonomes commencent à avoir des idées de tout laisser tomber pour reprendre le cycle du Métro-Boulot-Dodo. Les avantages de la liberté de temps, de décider ce que l’on veut quand on veut diminuent par rapport à la sécurité de revenus et de ne plus à avoir prendre de décision ou de faire rouler une entreprise à perte…

Malheureusement, cela est la triste réalité de trop d’entrepreneurs de ce monde. Et ici, on ne parle pas de la transmission à la prochaine génération. Bref, croyez-vous qu’il manque de possibilité de formation ou les entrepreneurs ne se donnent pas de chance en ne cherchant pas à se former?

En terminant, voici quelques idées pour parer à cette situation : formation, auto-formation, se maintenir en forme physique, engager un ou des employés, apprendre à déléguer, se payer un coach d’affaires, payer un consultant, apprendre à planifier (sa croissance, avoir des temps de réflexion, la transmission à la prochaine génération)…

Votre phynancier ludique…

Dites-moi en commentaire ici-bas ce que vous pensez de ce brin de folie!

P.S.: Merci de Commenter et de Partager !


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4 Comments

  1. Nathalie Lesage

    septembre 28, 2017 at 11:49

    Oui…Effectivement je pense que tu as vues juste…nous devrions (travailleurs autonomes ne pas négliger l’investissement sur le coaching, la formation, déléguer, se maintenir en forme, engager une employé …disons que c’est un tout et ce tout sera la clé de la continuité et de la croissance de la dite compagnie ! Merci Frédéric ..

    • Le Phynancier

      septembre 29, 2017 at 12:15

      Merci de ce bon commentaire…
      il faut penser à la croissance et évoluer avec celle-ci… 😉

  2. Claude Gélinas

    novembre 9, 2017 at 1:45

    Chaque travailleur autonome tend à se créer un confort mais même si ça fonctionne un temps, tout continue de changer autour (comme tu l’évoques) et donc, cet individu est condamné à évoluer ce qui, dans plusieurs cas, pourrait l’éloigner de sa zone de confort.

    C’est comme essayer de maintenir un bateau au même endroit, dans l’océan. On use le bateau à force de vouloir occuper un endroit spécifique ou on s’adapte à l’endroit où les vagues nous poussent.

    Selon l’option choisie par le TA, il y a de l’espoir, ou non.

    • Le Phynancier

      novembre 9, 2017 at 3:05

      Merci de ton bon commentaire Claude,

      j’aime bien ton image avec le bateau…
      Au Plaisir!
      Fred.

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