Mea culpa… j’ai fait exactement ce que je déconseille
Il y a des articles qui sont faciles à écrire.
Et il y en a d’autres…
Beaucoup moins.
Celui-ci en fait partie.
Parce qu’aujourd’hui, je dois vous avouer quelque chose.
J’ai fait exactement ce que je déconseille aux investisseurs.
Et pourtant…
Je connaissais parfaitement la théorie.
Je savais pourtant…
Depuis plusieurs années, je répète la même chose.
Évitez d’acheter à la baisse.
Pourquoi?
Parce que cette habitude entraîne souvent trois conséquences.
La première : on investit de plus en plus d’argent dans une seule entreprise.
La deuxième : cette position devient tellement importante qu’elle déséquilibre tout le portefeuille.
Et la troisième : rien ne garantit que le titre remontera rapidement…
…ou même qu’il remontera un jour.
Je connais cette règle.
Je l’enseigne.
Je la crois.
Et pourtant…
Cette fois, je me suis raconté une histoire
Le titre en question évolue dans le secteur de l’or et de l’argent.
À long terme, sa tendance demeure intéressante.
En parallèle, l’actualité mondiale est agitée.
Les tensions géopolitiques augmentent.
Je me suis donc dit :
« Les investisseurs vont probablement se réfugier vers les métaux précieux. »
Cette idée semblait logique.
Alors, au lieu d’attendre une confirmation du marché…
J’ai doublé ma position.
Le marché n’avait pas le même avis
Le problème, c’est que le marché ne m’avait rien confirmé.
Le titre a continué de baisser.
Puis de stagner.
Toujours sans montrer de véritables signes de reprise.
À ce moment-là, une question s’est imposée.
Une question que je pose souvent aux personnes que j’accompagne.
La question qui change tout
Si vous n’aviez aucune position aujourd’hui…
Est-ce que vous achèteriez ce titre maintenant?
J’ai pris quelques secondes.
Et ma réponse a été immédiate.
Non.
Alors pourquoi continuer à le conserver simplement parce que je le possède déjà?
C’est une question inconfortable.
Mais elle est souvent libératrice.
Le marché a toujours le dernier mot
Nous aimerions croire que nous avons raison.
Que notre analyse est meilleure.
Que le marché finira bien par reconnaître notre logique.
Mais la réalité est différente.
Le marché n’a aucune obligation de nous donner raison.
Il ne connaît ni notre prix d’achat…
Ni nos espoirs.
Ni notre ego.
Il fait simplement ce qu’il fait.
Une décision rationnelle
À partir du moment où j’ai répondu « non » à cette fameuse question, deux choix logiques s’offraient à moi.
Le premier : vendre immédiatement si une meilleure opportunité se présente.
Le second : protéger mon capital avec un ordre STOP serré et laisser le marché décider.
Cette fois, ce ne sont plus mes émotions qui prennent la décision.
C’est mon plan.
Le plus difficile n’est pas de connaître les règles
Avec le temps, je réalise que l’investissement n’est pas un concours de connaissances.
Les règles sont souvent simples.
Le plus difficile…
C’est de les respecter lorsque notre argent est en jeu.
Nos émotions trouvent toujours de bonnes raisons pour faire une exception.
« Cette fois, c’est différent. »
« Ça va repartir bientôt. »
« Je vais simplement attendre encore un peu. »
Je me suis raconté exactement la même histoire.
Mon véritable travail
Je ne cherche pas à devenir un investisseur parfait.
Je cherche à reconnaître mes erreurs le plus rapidement possible.
Parce qu’au bout du compte, ce ne sont pas nos erreurs qui déterminent notre réussite.
C’est notre capacité à les reconnaître…
…et à les corriger avant qu’elles ne deviennent trop coûteuses.
Alors oui.
Cette semaine…
Mea culpa.
Et je peux vous assurer d’une chose.
Je vais probablement me relire moi-même avant de refaire cette erreur.
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